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“Ma tête est dans un sac, comme celui dont on couvre lors des exécutions publiques le visage des pendus et des fusillés. Il porte la couleur du deuil et descend jusqu’aux pieds. Vous me croyez dans un cercueil, mais c’est le vôtre que je promène ainsi sous vos yeux. Oui, c’est vous – et non moi-même – que ma tenue veut juger !
“Je vous refuse mon visage, comme les encagoulés du Ku-Klux-Klan, parce que je hais votre histoire, votre culture, votre légèreté, vos mœurs, et que je viens vous annoncer sans paroles votre propre condamnation.
“Je vous refuse ma silouhette, ma personnalité, ma féminité, ma conversation, comme je les refuse aussi aux musulmans de ma banlieue qui sont en train de s’écarter de l’Islam véritable en adoptant votre incroyance et vos modes de vie.
“Nous ne serions que deux mille en France ? Les compagnons du Prophète étaient moins de deux cents. Vous allez interdire le voile intégral dans les transports et les services publics ? Nous serons demain dix fois plus nombreuses dans la rue à le revendiquer.
“Ma burqa vous dit une chose que vous ne pouvez guère comprendre, parce que vous ne croyez plus à rien qui soit susceptible de mériter le sacrifice de votre propre vie. Elle vous dit que nous ne cèderons jamais. Elle vous dit que le gouvernement français se trompe en voulant nous imposer des règles de vie sociale et des valeurs “démocratiques” que nous vomissons. Une loi civile ne pourra jamais désarmer notre soumission intégrale à la volonté d’Allah.
“Ma burqa ne sert pas chez vous à transporter des explosifs, comme ceux qui viennent de faire justice aux mécréants chiites de Bagdad. Mais croyez bien que nous saurons, le jour venu, nous transformer en bombes vivantes pour le triomphe de la Vraie Foi !”
NOTA BENE. – Asmâ Allah Akbar est le prototype de la jeune française convertie à l'islam salafiste, qui prêche la guerre sainte contre les juifs, les chrétiens, les agnostiques et même les musulmans "modérés". Son témoignage de haine et de mort suffirait à justifier l'interdiction totale de la burqa sur tout le territoire de la République. Mais il n'est pas de ceux que retiennent les médias. C'est pourquoi il nous a paru important que le site des chercheurs de sens vienne le verser au débat. – Hugues Kéraly
(Pour en savoir plus : "Pourquoi l'islam fabrique des kamikazes" : Lien)
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Etymologiquement : pouvoir du peuple. Dans cette conception idéelle, c’est chose tellement rare et fragile que ses seules formes capables de résister – un temps – aux ambitions individuelles et au droit du plus fort ne dépassent pas le cadre municipal.
La Cité antique pratiquait cette démocratie directe selon l’étymologie : l’assemblée tout entière s’y gouvernait elle-même, au nom du principe d’unanimité ; et, en vertu du principe corollaire de permanence, l’assemblée tout entière était toujours en train de s’y gouverner.
Mais ces citoyens-là vivaient dans une aristocratie de fait par rapport à la société globale qui dépendait d’eux ; ils étaient éduqués, religieux, responsables, fort peu nombreux ; et les lois de la cité avaient soin de laisser entière l’autorité de chaque citoyen dans sa sphère propre, comme de chaque groupe, selon des hiérarchies confirmées par l’usage. Eh bien ce grand luxe de précautions, d’atténuations, de composition sur le principe n’a pas sauvé de la démagogie et du désordre les démocraties de l’Antiquité. On leur a vite préféré les tyrans locaux, et même l’Empire.
Le déclin des démocraties parlementaires d’aujourd’hui au bénéfice de régimes de plus en plus “présidentialistes” marque sans doute une réaction du même ordre. Les démocraties contemporaines, dans la lutte pour l’obtention des suffrages, ne parviennent en effet à exprimer la “volonté générale” des citoyens qu’à condition de la diviser préalablement contre elle-même, c’est-à-dire de mettre en compétition des intérêts particuliers.
D’autre part, toujours selon le dogme, pas de démocratie sans opinion exprimée. Dans un tel régime, l’élu du peuple est donc sans cesse en situation de déclaration ou de justification publicitaire, visant à s’assurer ou reconquérir des votants. Mais le peuple sait très peu de lui-même, en matière politique, ce qui fera son bien. La classe dirigeante se place donc dans la dépendance théorique d’une opinion qu’elle se trouve par ailleurs sans cesse obligée d’entretenir et de fabriquer.
Du coup, c’est le corps social entier qu’elle conduit à vivre dans une soumission croissante aux grands supports et accélérateurs professionnels d’opinion publique, qui constituent le principal pouvoir dans la définition des “choix de société”.
Gabriel de Seinemont
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« Tout homme moderne est un misérable journal », prophétisait Charles Péguy. « Il est comme un misérable vieux journal d’un jour sur lequel, sur le même papier duquel on aurait tous les matins imprimé le journal de ce jour-là. » – Que dirait-il dit aujourd’hui ? … Toute oreille moderne est comme une misérable cassette d’enregistrement continu, comme une vieille bande magnétique usée jusquà la corde, qui s’enclencherait chaque jour sur les ragots, les radios et les ratios de propagande du jour … ? Et tout regard domestique, une pitoyable vidéo, un système de tuyauterie mentale addictive et automatisée, qu’on s’en vient brancher le soir à heure fixe sur les écrans d’ordinateur ou de télévision ?




