Retraites : un dogmatisme sans issue


I
l fallait bien commencer par quelque chose, sans diminuer les pensions ni alourdir les charges sur l’emploi. Reculer de deux ou trois ans l’âge légal du départ à la retraite relève du simple bon sens, quand l’espérance de vie a augmenté de plus de quinze ans entre 1950 et 2010, que beaucoup de Français n’accèdent au marché de l’emploi qu’autour de 25 ans, et que la proportion des salariés cotisants ne cesse de diminuer.

Mais la mesure sera loin de suffire, pour sauver le “dogme” du système français des retraites par répartition. Ce système a tenu ses promesses tant que la configuration de notre pyramide des âges permettait de l’alimenter. Dans les années soixante, un retraité bénéficiait des cotisations de quatre salariés. La France compte aujourd’hui moins de deux actifs par retraité. Elle n’en aura plus qu’un seul en 2050, avec un déficit “retraite” qui pourrait dépasser alors les 100 milliards d’euros ! L’impasse absolue.

Pour assurer l’avenir des retraites plutôt que celui du dogme, il faudrait restituer sans attendre des marges de responsabilité aux salariés français : liberté pour ceux qui le souhaitent et s’y épanouissent de travailler à temps partiel ou à temps plein jusqu’à 70, voire 75 ans ; liberté pour tous de déduire de leurs cotisations obligatoires (et de défiscaliser à 100%) une part significative d’épargne-retraite par capitalisation, investie dans les valeurs les plus sûres de l’économie réelle ou de l’immobilier.

Il faudrait enfin et surtout mettre en œuvre une politique ambitieuse de protection familiale et d’incitation au troisième enfant : en 2015, dans quatre ans, le nombre des plus de 60 ans aura dépassé en France celui des moins de 20 ans ; en 2050, selon les projections de l’Insee, notre pays comptera 23 ou 24 millions de retraités, contre un peu moins de 15 millions d’enfants…

Nous avons bien du mal à nous représenter une retraite sans ressources. Comment imaginer en outre une retraite sans enfants ?

Sed Contra

Jour

La leçon d’Agnès


Sous l’assassinat d’Agnès, 13 ans, par un collégien de 17 ans déjà emprisonné en 2010 pour viol aggravé de tortures sexuelles, ce n’est pas la Justice seulement qui “dysfonctionne”, mais le Système qui précipite la déchristianisation de la France, au point de vouloir abolir les notions mêmes de bien et de mal dans notre société.

 

Le viol est devenu l’année dernière la première cause d’inculpation des mineurs de France (72%), et notre gouvernement réfléchit d’urgence électorale à sa septième loi (en 5 ans!) contre la récidive des criminels sexuels.

Il ferait mieux de s’interroger aussi sur la formidable panoplie d’incitation aux déviances et délinquances sexuelles qu’il a lui-même laissé courir, encouragé ou directement programmée : explosion des marchés de la pédophilie et de la prostitution sur les écrans du Net, Frédéric Mitterrand à la Culture, Dominique Strauss-Kahn au FMI, accréditation nationale des propagandes scolaires de SOS-Homophobie, distribution gratuite de pilules contraceptives ou abortives aux élèves mineures,  promotion de la théorie du “genre” dans les manuels scolaires, etc.

La République ne croit pas au péché originel, mais elle ne l’a pas aboli pourtant du cœur des humains. Le catholique sait bien que la seule façon de recouvrer une souveraineté totale sur les passions mauvaises passe par la prière, la méditation de la parole de Dieu et la pratique des sacrements. Mais beaucoup d’autres le savent aussi, qui résistent à leur manière au nom du droit naturel à la montée en force de l’égocentrisme, de l’esprit de jouissance et du mépris du prochain.

La Nomenklatura qui a fondé ses “valeurs” sur le rejet de Dieu, sous la gangrène de la philosophie des “Lumières” et des “droits-de-l’homme”, est devenue aussi crédible que la devise du collège Cévenol où la petite Agnès fut assassinée : “Humanisme et tolérance” (sic).

L’humanisme des idéologues sans foi ni loi réduit l’autre à un lointain abstrait : “la pire façon de s’aimer soi-même”, écrivait Marcel De Corte. Seule la civilisation de l’amour incarnée dans l’Evangile restaure ceux qui m’entourent dans leurs droits de prochains concrets. Puisse la malheureuse Agnès en faire comprendre la vertu profonde à nos éducateurs, nos journalistes et nos dirigeants.

Vu de Marcq
Mirage Libyen :
Du secours militaire
à la “démocratie aéroportée”

 

C’est une chose que de porter secours à la population d’une ville menacée par les chars d’un dictateur africain. C’en est une autre, radicalement différente, que de soutenir ensuite des insurgés en armes pour leur ouvrir un chemin vers la capitale et leur permettre de s’y imposer. Cela revient à prendre partie dans une guerre civile, pour y imposer la victoire d’un camp contre l’autre, sans aucune garantie que le nouveau régime sera moins arbitraire et moins féroce que le précédent.
 
Affaire Cassez : ERRATUM

Mme Charlotte Cassez, mère de la jeune française condamnée au Mexique pour détention d'armes de guerre et complicité d'enlèvements, écrit le 7 novembre 2011, dans une “Lettre ouverte à Hugues Kéraly", n'avoir jamais affirmé au Président Sarkozy qu'elle ne connaissait pas Israel Vallarta, le compagnon de sa fille, arrêté le même jour sur les mêmes chefs d'inculpation.
Nous avons donc retiré des articles de Sedcontra.fr l'affirmation qu'elle conteste (parue dans le journam mexicain La Prensa du 15 juin 2008), et corrigé aussi au passage l'erreur que nous signale sa lettre sur le prénom de son mari : Bernard Cassez.
H.K.
 
Et maintenant :
Haro sur Damas,
fauteur d'ordre ?

Quand le Shah est tombé en Iran, avec la complicité active du Président Giscard qui chouchoutait l'ayatollah Khomeini à Neauphe-le-Château, puis quand Saddam Hussein a été renversé en Irak, sous le feu de la plus puissante armée du monde, personne chez nous n’a douté une seconde que l’avenir des Iraniens et des Irakiens allait en être sensiblement amélioré…

 
Hugues Kéraly “Grand Témoin”
sur Radio Notre Dame

alternative Jeudi 17 mars, après la décision de la Cour Suprême mexicaine d'ouvrir le procès en révision de Florence Cassez, Hugues Kéraly était l'invité de Louis Daufresne, sur Radio Notre Dame. UN SIMPLE CLIC SUR LA FLÈCHE VERTE POUR ÉCOUTER (20 mn seulement) :

 
LETTRE DU 1er DIMANCHE DE CARÊME

Le “Paradoxe de Sarkozy

Notre bon Roy Henry sentait l’ail à plein nez. Louis XV le Bien-Aimé est mort de la petite vérole (syphilis). Napoléon a mis l’Europe entière à feu et à sang… Je me pose tout de même cette petite question, en rapport avec la plus brûlante actualité : aucun de ces trois grands “mal élevés” n’aurait-il donc jamais fait de bien à la France, à aucun moment de sa vie, ne serait-ce qu’entre labourage et pâturage (les deux mamelles de Sully), à travers la prodigieuse inventivité et expansion économique du gouvernement Colbert, ou encore bien caché sous les lignes du premier Code Civil français ?
 
Sedcontra aime les femmes…

… el les femmes aiment Sedcontra ! Notre abondant courrier électronique en témoigne. Les sujets privilégiés par vos “clics” (nos statistiques de lectures) nous le confirment aussi.
 
SPÉCIAL ANNIVERSAIRE DU 19 MARS

Cessez le feu de notre Honte,

s'il vous plaît…


Le 19 mars 1962, date du cessez-le-feu officiel entre l’Armée française et le FLN algérien, restera comme la tache la plus sanglante et la plus sombre de notre aventure nationale en Afrique du Nord.
 
Religion : re-ligere
CHRÉTIENS & MUSULMANS
Ce qui nous sépare, ce qui nous unit…
Ce qui nous sépare tient sans doute en un mot : Credo, je crois. Première personne du singulier. Relation de confiance, de liberté, de conscience, inconcevable et même impie pour un vrai musulman. Le christianisme reste la seule religion du monde qui établisse un lien explicite, de personne à personne, entre l’homme et Dieu. Un lien de filiation et d’amour, qu’exprime aussi les premiers mots du Notre Père. Un lien de liberté évangélique, qui se traduit par la liberté intérieure de préférer les promesses des Béatitudes aux ruminations du “chacun pour soi” ou aux diktats des idéologies. – Ce qui nous unit sont des Vérités qui font partie intégrante de la “loi naturelle”, accessibles pour les meilleurs esprits par les lumières de la raison : des vérités consubstantielles au bien commun des sociétés humaines, et sur lesquelles il est possible de construire ou reconstruire ensemble un avenir moins sinistre à l’humanité. – Explications.
 
2011
L'année de tous les dangers

2011
hélas sera l’année de la peur, voire l’année de la mort, pour des millions de gens, des deux côtés de la Méditerranée.
Jamais la survie des chrétiens d’Orient n’aura été aussi menacée.
Jamais la sécurité des Français d’Afrique n’aura été aussi compromise.
Jamais la vie quotidienne des quartiers populaires de France n’aura été aussi empoisonnée.
Derrière ces offensives, répercutées chaque jour sans analyse par tous les grands médias…

 
<< Début < Précédente 1 2 3 4 5 6 7 Suivante > Fin >>

Les 5 derniers commentaires :

Et Aussi...

Formation

La tentation du hors-sujet (voire du “non-sujet”) est cause de 99% des échecs sociaux ou professionnels en matière de communication. A l’inverse, l’analyse approfondie du sujet reste le facteur-clé de 99% des réussites… Pour prendre efficacement la parole, il faut donc que je me donne un sujet, que je le dise aux autres et que je m’y tienne fermement. “Dîtes-leur ce que vous allez dire ; dîtes-le ; dîtes-leur ce que vous avez dit.” Ce qui paraît ici une lapalissade reste la clé de voûte d’une intervention réussie : personne ne prêtera attention à la qualité de votre expertise, de votre style ou de votre vocabulaire si vous n’avez pas ou n’exprimez pas de sujet personnel d’intervention. Il dépend de vous seul de le définir, en fonction d’un objectif précis, pour renforcer vos chances de succès dans ce qui reste d’abord perçu par votre ou vos interlocuteurs (à tout le moins) comme une désagréable et dérangeante agression.

Si le sujet relève d’un...

Faites-vous lire

L’expérience montre en effet qu’une accumulation impressionnante de dysfonctionnements et de blocages, dans la course quotidienne de l’entreprise, résulte d’une communication interne sacrifiée à la tyrannie du temps. Au nom de “l’efficacité” immédiate, on ne s’est pas donné le temps d’entendre, ni les moyens d’être compris.
 
Editorial

Sedcontra.fr, le site des “chercheurs de sens”, fête son centième numéro. L’originalité de sa ligne éditoriale a été soulignée par beaucoup. De nombreux sites et blogs amis relèvent ses analyses, d’autres les critiquent violemment : preuve que nous sommes en train de nous tailler une place dans le combat des idées. Preuve aussi que le combat de David contre Goliath, le combat du philosophe et du moraliste contre les modes intellectuelles, les idées toutes faites, bref les grosses machines de destruction morale et spirituelle des mentalités, ce combat qui n’est jamais facile ni socialement rentable, à terme, reste toujours payant.
...
Editorial


“Qu’est-ce qu’être Français aujourd’hui ?”
Eric Besson a demandé aux préfets d’organiser d'urgence sur ce thème un débat public, pour le conclure juste avant les élections régionales de mars 2010… Sous la manœuvre évidente et d'ailleurs peu crédible de récupération des voix de la droite nationale, si maltraitées par son gouvernement, il pose quand même une véritable question.


Laissons là un instant les clivages politiques, ethniques, religieux, idéologiques. Le seul signe de reconnaissance indiscutable de “l’être Français” du XXIe siècle, pour nos bébés “de souche” comme pour nos immigrés de tous âges et de toutes origines, se conquiert dans le long effort d’apprentissage d’une langue commune à tous les Français.
Mot du jour

L’enlèvement de cinq collaborateurs français d’Areva et de Satom, jeudi dernier au Niger, après l’assassinat de notre compatriote Michel Germaneau au Mali en juillet, nous sont présentés par la presse et le gouvernement français comme une véritable “déclaration de guerre” des réseaux maghrébins d’Al Quaeda, inédite par son ampleur et sa violence dans l’histoire de nos relations avec le continent africain. C’est oublier que la pratique du rapt est très antérieure, dans le monde arabo-musulman, à l’avènement des républiques ou des réseaux armés ”islamistes” de l’ère post-coloniale : elle a plus de mille ans.

Sur les terres où l’esclavage a conservé sa définition traditionnelle – comme pour ces petits Noirs vendus chaque année par leurs familles sur le chemin...
Syndication